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ETERNEL DIAMANT.

           « Quand tout fout le camp, l’orthographe, les bonnes manières, le pétrole, les valeurs et la valeur de l’argent, quand la nostalgie elle-même n’est plus ce qu’elle était, que reste-t-il à l’homme pour se raccrocher ? Réponse : le diamant ».
 
            Le chroniqueur du « Nouvel Observateur » qui faisait cet état des lieux dans un numéro de Décembre 1980, que devrait-il écrire, exactement 35 ans après ?  Faut-il se “raccrocher au diamant” en raison des pertes colossales de notre époque ?...
 
            Ce qu’il y a de sûr, c’est que, lorsque tout aura effectivement “foutu le camp”, le diamant, lui, restera. Car le diamant est éternel et l’on ne connaît pas de matière, de substance à qui l’on ait donné ce qualificatif avec autant de vérité.
 
            Un diamant, c’est du carbone, tout simplement. Mais du carbone qui s’est cristallisé dans les profondeurs de la terre il y a cent millions d’années, sous une énorme pression et à très haute température.
 

250 TONNES DE CAILLOUX  POUR UN SEUL DIAMANT.
 
            Après leur formation, ce sont des éruptions volcaniques qui ont fait remonter les diamants à la surface de la terre. Certains diamants sont restés dans les cheminées de ces volcans éteints, pris dans une lave solidifiée qu’on appelle roche bleue ou kimberlite. Mais les diamants sont si rares et si dilués dans la masse qu’il faut traiter environ 250 tonnes de kimberlite pour produire un seul diamant d’un carat.
 
            D’autres diamants, sous l’effet de l’érosion, durant des millénaires, furent charriés par les courants dans les rivières, ou se déposèrent dans la mer. Quelques siècles plus tard, de grosses quantités de diamants furent envoyées par les courants et les tempêtes sur les rivages, où ils furent enterrés sous des tonnes de sable, à 12 ou 15 mètres de profondeur. Il faut remuer des montagnes de sable pour trouver parfois un seul diamant, le rapport entre le volume d’un diamant et celui du sable à remuer étant de 1 à 100 millions !


 
EN INDE, 800 ANS AVANT JESUS-CHRIST
 
            Les diamants sont entrés dans l’histoire de l’humanité environ 8 siècles avant Jésus-Christ. Les sultans de l’Inde ancienne avaient déjà le sentiment de leur rareté : ils envoyèrent plus de cent mille personnes creuser dans les graviers qui bordaient les rivières de Golconde pour trouver les fameuses pierres. Ces sultans recherchaient les diamants pour leur beauté et pour les garder dans leur trésor.
 
            Rapidement, au delà de la beauté et de la mystérieuse fascination qu’ils engendraient, les diamants devinrent le symbole de la force et du courage invincible, en raison de leur extrême dureté. Ils étaient si durs que personne n’arrivait à les tailler. On évoque des outils ou des enclumes qui se brisaient sous la frappe, tandis que la pierre merveilleuse restait intacte.
 
            Quel ne fut pas l’émerveillement des Hindous lorsqu’ils découvrirent le secret : on peut tailler un diamant avec un autre diamant !
 
            Les diamants restèrent relativement inconnus en Occident jusqu’au 17ème siècle. A cette époque, la valeur des diamants est essentiellement fondée sur leur grosseur extérieure, ou plus exactement sur leur poids.


diamants entourage N & S
 
1er CRITÈRE : LE POIDS
 
            La masse du diamant est exprimée en “carat”. Ce nom provient de la “caroube”, fruit du caroubier, qui servait d’unité de mesure dans l’antiquité en raison de son poids constant (0,20 gr). Le carat métrique qui sert à peser les diamants équivaut donc à 1/5ème de gramme, c’est à dire qu’il faut 5 carats pour faire un gramme. Mais une si petite masse laisse néanmoins entendre, en langage diamantaire, qu’un diamant d’un carat est “une grosse pierre”. C’est dire la légèreté de ce minéral, pourtant si dense.
 
(Cette unité de mesure ne doit pas être confondue avec le “carat” de l’or, lequel exprime la quantité d’or fin contenue dans un alliage de métal).


 
diamants couleur
2ème CRITÈRE : LA COULEUR
 
            Chaque diamant, quelle que soit sa grosseur, est unique. A grosseur égale, on ne peut jamais trouver deux diamants exactement semblables. Il y a toujours de subtiles différences de couleur ou de clarté : ainsi se manifeste la richesse inépuisable de Dame Nature, qui dote chaque pierre de sa personnalité, et cela à l’infini...
 
            La couleur est un des facteurs les plus importants pour déterminer la valeur d’un diamant et les choses ne sont pas simples car il existe plusieurs centaines de nuances identifiables de blanc. Plus un diamant est proche de l’absence totale de coloration, plus il a de valeur.
  
            L’échelle internationale de la couleur est graduée par des lettres, selon la classification ci-jointe.
 
            En pratique, un diamant n’a pas besoin d’être absolument blanc pour être beau, ni pour avoir de la valeur. Le monde de la joaillerie s’aventure assez peu jusqu’aux extrémités du “plus blanc que blanc”, dans la mesure où l’apparence parle d’elle-même.
 
            Rappelons enfin qu’il existe une grande variété de diamants de couleur, “de toutes les couleurs de l’arc en ciel”. Le diamant “Hope” est bleu, le “Dresde” est vert pomme, le “Williamson” est rose. Mais si les diamants sont des miracles, les diamants de couleur sont des “miracles parmi les miracles”.


diamants pureté 
3ème CRITÈRE : LA PURETÉ
 
            Si la coloration des diamants se juge à l'œil, sa pureté, elle, se juge à la loupe de grossissement 10 fois. Il faut non seulement une loupe dite « aplanétique » (c'est-à-dire qui ne déforme pas la planéité par le grossissement optique) mais un « œil exercé ». C’est dire si ce critère est difficile à déterminer pour les non initiés…
 
            Chaque diamant, tout comme une empreinte digitale ou un cristal de neige, a des caractéristiques propres, qui le rendent unique. Même les diamants réputés “purs” révèlent le plus souvent de légères imperfections naturelles lorsqu’on les examine sous tous les angles avec des grossissements supérieurs à 10 fois. Si ces imperfections qu’on appelle “inclusions” n’affectent pas le passage de la lumière, elle n’ont pas d’incidence sur la beauté du diamant. Elles n’en ont que sur son prix, puisqu’il est fonction de la rareté.
 
            L’échelle internationale de la Pureté fait  appel à des abréviations d’inclusion  selon la classification ci-jointe.

 
4ème CRITÈRE : LA TAILLE
 
            Les diamants tiennent de la nature leur couleur et leur pureté. La taille, elle, est le fruit de l’habileté de l’homme. C’est un art qui s’est toujours transmis de générations en génération, un art difficile, qui demande beaucoup d’adresse et une extrême patience. La taille et le polissage d’un gros diamant peuvent prendre plusieurs mois. Et toute erreur est fatale.
 
            Le tailleur de diamants doit souvent décider de laisser quelques inclusions naturelles pour ne pas trop diminuer le volume du diamant. En fait, puisque les inclusions sont le travail de la nature, on ne peut pas les considérer comme des défauts à proprement parler. Ce sont des marques d’authenticité, et ce n’est que lorsqu’elles sont visibles à l'œil nu qu’elles affectent la beauté d’une pierre.
 
            En fin de compte, c’est l’habileté du lapidaire qui détermine la valeur d’une pierre, quel que soit son volume. Mais lorsqu’il s’agit d’une grosse pierre, les décisions qu’il prend ont encore plus d’importance. Une erreur est alors plus lourde de conséquence. Quel est le sens de cristallisation ? Où sont placées les inclusions de la pierre ? Quelle est la taille qui permettra de garder le maximum de poids et le minimum d’inclusions ? Ces questions sont décisives tant la rareté des grosses pierres leur donne de la valeur.
 
            Aujourd’hui, la taille dite « brillant » est la plus courante pour les diamants ronds. Elle est parfaitement normalisée, avec ses 58 facettes obligatoires : 33 facettes pour la partie supérieure du diamant  (« Table » 1 + « Couronne »  32) et 24 facettes  pour la partie inférieure, appelée « pavillon » ou « culasse ». Ajoutons la « colette », facette ultime de la pointe du diamant, pour arriver aux 58 facettes. Avant la généralisation de la taille « brillant », les diamants pouvaient avoir un nombre de facettes libre : on parle alors de « taille ancienne » ou, plus ancienne encore, de « taille rose ».
 
            Enfin, rappelons qu’il existe d’autres “tailles” au diamant que le “rond brillant”. Hélas pour les “poires”, les “marquises”, les “ovales” ou autres “princesses”, leur forme ne fera que multiplier encore la valeur de ces pierres.

 
SE PROCURER DES DIAMANTS CHEZ « NUNC & SEMPER »
 
            Si vous aimez les bijoux, si vous cherchez le plaisir pur et durable, achetez des diamants, n’hésitez pas ! Posséder un diamant, c’est avoir un lien avec le passé et avec le futur. Plus encore que pour leur valeur, les diamants sont appréciés pour leur perfection et leur beauté qui défie le temps. Leur caractère impérissable les distingue de toutes les autres pierres et en fait le symbole le plus précieux de l’amour.
           
            Les mœurs évoluent. Bien des fiançailles et des mariages ont perdu leur caractère solennel. Mais au marché du cœur, le diamant, lui, a gardé sa valeur symbolique. En « solitaire », en « entourage », en « fleurs », en « alliance », il orne toujours les doigts de la bien aimée. La publicité ne ment pas quand elle affirme : « offrez un diamant à votre femme ! Si vous ne savez pas pourquoi, elle, le sait » !


            (Pour accéder au produit "PENDENTIF DIAMANT" du catalogue  : cliquez ici)
 
            Mais en raison de l’occultisme qui sévit dans ce domaine, et de la complexité des critères de leurs qualités, les diamants font aussi l’objet de nombreuses contrefaçons. Au-delà de 30/100 de carat, il semble impératif de réclamer les certificats des laboratoires qui déterminent leur classification, leurs qualités, et donc leur prix.
 
            Trois grands laboratoires mondiaux font aujourd’hui autorité en la matière : il s’agit du HRD, (Hodge Raad voor Diamond), du GIA (Gemological Institute of America) et de l’IGI (International Gemological Institute). Attention : même ces certificats font l’objet de contrefaçons ! Il faut donc être très prudents sur les certificats eux-mêmes, (filigranes et authentifications impératifs …).



 
  Acheter des diamants : rien n'est plus facile !
 
            Nous n’avons pas de diamants en stock. Aujourd’hui, stocker les diamants est une pure folie. Se vanter de posséder un stock de diamants pour un « petit » bijoutier comme nous, se serait se mettre en situation de péril énorme, et se serait surtout la certitude de passer à côté de toutes les demandes, tant elles sont innombrables, variées, multiples.
 
            La plupart des marchands de diamants sont aujourd’hui connectés au stock de la Bourse d’Anvers. La plus grande place au monde de négociation des diamants a mis en place un système d’accès crypté auquel nous sommes affiliés en tant que professionnels : demandez et vous recevrez !
 
             Nous pouvons consulter les caractéristiques et les prix de quelques 15 000 pièces en stock permanent, dans ce qui s’avère être « le plus grand coffre » du monde. Toutes les plus belles pierres mondiales viennent de là : autant aller puiser à la source, en direct, sans avoir à supporter la gestion d’un stock. Les pierres voyagent par des moyens ultra sécurisés, en 3 ou 4 jours maximum. Bien sûr, suivant l’importance des budgets, nous nous déplaçons.
 
             Ce qui fera la différence, c’est le coefficient multiplicateur des marchands, comme toujours.

 
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